Notre vision :
« Remettre la stratégie éditoriale au cœur de la communication web »

Diplômé du Celsa et de l’École des Mines d’Alès en communication digitale, Pierre-Emmanuel Mérand dirige l’agence éditoriale web L’Écriture digitale et propose une activité de conseil en éditorial print et web, après plus de dix années passées dans la communication institutionnelle.

Pourquoi avez-vous décidé de fonder votre propre agence éditoriale ?


Pierre-Emmanuel Mérand –
Tout d’abord parce qu’il s’agit de mon savoir-faire. J’ai passé plus de dix années à rédiger pour des collectivités territoriales, des institutions religieuses, des revues universitaires, à définir et à mettre en oeuvre leur stratégie éditoriale sur le print et sur le web. Mon passé d’historien et mes collaborations universitaires récurrentes m’ont permis d’avoir une certaine acuité sur tous les sujets afin d’en chercher la profondeur. J’ai d’abord commencé sur le print avant de découvrir le web.

A partir de là, j’ai développé une réflexion sur la transformation numérique de l’éditorial. En fait, nous sommes techniquement passés du print au web, nous avons bel et bien changé de support, mais nous sommes demeurés à la version papier du PQR en matière d’éditorialité. Le print et le web ne sont pas vus comme complémentaires, mais comme similaires ; le fond a été dépassé par la forme.

D’où vient ce phénomène ?

Pierre-Emmanuel Mérand – Sur le web, il y a peu de monde pour penser la ligne éditoriale avant la faisabilité technique, il y a peu voire pas de secrétaire de rédaction ou de journaliste qui met à égalité le fond et la forme ou, tout au moins, qui rend les deux compatibles comme par exemple, une belle accroche optimisée SEO. L’absence de ces professionnels a une conséquence désastreuse : la multiplication des fautes d’orthographe et de français en général, des choix graphiques au détriment de l’ergonomie éditoriale, et, en conséquence l’augmentation du taux de rebond. Sur le print, les graphistes et les imprimeurs ont toujours laissé la part belle aux rédacteurs, car le produit brut, c’est d’abord l’écriture ; sur le web, les développeurs, les référenceurs et les intégrateurs ont tendance à croire que le code détermine la rédaction.

Nous nous adressons à tous les professionnels qui possèdent un contenu exigeant, par exemple un contenu culturel, de valeur, un message public ou religieux. Nous pensons tout particulièrement aux entreprises conscientes de leur RSE.

Vision Pierre-Emmanuel Mérand

Ne partagez-vous pas ce point de vue ?

Pierre-Emmanuel Mérand – Les deux doivent être concomitants, voilà le fond de la pensée de L’Écriture digitale. Ils sont tous les deux des langages. Sur le support web, l’un n’existe pas sans l’autre, la coexistence est plus que nécessaire.

A qui votre agence éditoriale s’adresse ?

Pierre-Emmanuel Mérand – A tout le monde bien-sûr. Mais surtout, à tous les professionnels qui possèdent un contenu exigeant, par exemple un contenu culturel, de valeur, un message public ou religieux. Nous pensons tout particulièrement aux entreprises conscientes de leur RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise). Ce contenu est riche mais souvent sensible et nous voyons beaucoup de nos clients pâlir à l’idée de les diffuser sur Internet. A l’heure de l’immédiateté web, ces contenus supposent pourtant d’être vérifiés, corrigés, validés. Comment faire ? Nous nous adressons aussi à des professionnels du print – comme les revues culturelles et scientifiques – qui doivent développer leur visibilité sur le web ce qui leur pose deux problèmes : la connaissance de ce nouvel environnement et la crainte de voir leur modèle économique s’effondrer. Face à toutes ces problématiques, nous apportons des réponses simples et concrètes.

En une phrase, quelle réponse l’agence éditoriale L’Écriture digitale apporterait ?

Pierre-Emmanuel Mérand – Remettre la stratégie éditoriale au coeur de la communication web, tout simplement. N’oublions pas, côté utilisateur, le web, c’est du HTML, du CSS et du français : tout cela reste du domaine du langage et de l’écriture.