Les articles web se succèdent sans forcément prendre en compte les éléments de base d’une rédaction. Règle qui s’appliquait dans la presse papier, la pyramide inversée fonctionne aussi sur la toile à l’heure où la quasi totalité des internautes ne finit pas la lecture de leur article.

La structure d’un article web ne dépend pas de son référencement. Le référencement d’un article web dépend de sa structure. Autrement dit, il ne faut pas faire un article référencé, mais il faut référencer un article, au risque sinon de faire passer la technicité SEO au détriment du contenu. Pour qu’un article soit bien référencé, il faut qu’il soit d’abord bien lu. Et pour cela, il obéit à une structure universelle qui vient du print et des journaux papiers : la pyramide inversée.

La pyramide inversée hiérarchise l’information

La pyramide inversée vaut pour les articles de blog et d’actualité et non pour les pages web qui s’organisent différemment et qu’on ne lit pas tous de la même manière. Elle consiste tout simplement à hiérarchiser l’information de la plus importante à la moins importante. Pourquoi ? parce qu’un lecteur – de surcroît un lecteur du web – a tendance à abandonner rapidement sa lecture : une personne sur trois passe moins de 15 secondes à lire un article sur Internet. Autant dire qu’il a rarement l’occasion de le finir. C’est pourquoi vous lui rendrez service en lui donnant l’information principale dès le début : s’il part avant le premier quart de sa minute, au moins partira-t-il satisfait et aura-t-il sans doute l’opportunité consciente de revenir pérégriner sur votre site dont il deviendra au fil du temps un lecteur plus fidèle et assidu – et dont il augmentera conséquemment le référencement.

C’est le premier effet positif de la pyramide inversée. Mais celle-ci a d’autres vertus, notamment celui de vous inciter à continuer votre lecture. Si la première information est percutante, elle donnera l’envie d’en savoir plus, elle aiguisera la curiosité. Si la première phrase de mon article s’intitule : “Facebook change son algorithme et les pages entreprises en pâtissent”, mes lecteurs – qui sont beaucoup d’entrepreneurs – aimeront savoir pourquoi et en quoi elles en pâtissent. J’ai donné là l’information principale en guise d’accroche. Le lecteur a déjà l’information, mais il souhaite en savoir plus. Il va donc continuer sa lecture. Je peux alors lui offrir une à deux phrases de transition pour expliquer le contexte. Je lui dirai ce que faisait Facebook avant en terme d’algorithme et la raison qui a conduit au changement. Par la suite, je décrirai le changement et seulement après je viendrai à en expliquer les conséquences.

Deux niveaux de lecture

Si le lecteur s’en va dès le premier paragraphe, au moins aura-t-il su l’information principale, le changement d’algorithme de Facebook. S’il reste, il retiendra le comment du pourquoi qui lui donnera des informations plus percutantes, plus précises pour celui qui aura le temps de lire l’article complet. J’aurai donc répondu à deux niveaux de lecture, celui qui zappe, celui qui approfondit ; au moins les aurais-je satisfait tous les deux.

En revanche, si le plan avait été chronologique, didactique ou encore rhétorique – ce qui est possible pour un lectorat très particulier, la lecture en aurait été différente. D’emblée le lecteur doit avoir le temps disponible pour cette lecture où les informations, même les plus capitales, n’apparaissent pas dès le début. Déjà ces structurations ne valaient pas sur le papier, sur le web ils sont encore plus proscrits : la pyramide inversée reste le plan d’article le plus usité sur le web.