Google a mis à jour son algorithme en novembre 2019. BERT, du nom de cette mise à jour, permet de faire le lien entre les mots afin de donner un sens global à la requête pour le moteur de recherche. Une évolution qui pourrait bien avantager les rédacteurs.

La mise à jour de l’algorithme de Google en novembre 2019, surnommée BERT (Bidirectional Encoder Representations from Transformers), a fait une entrée fracassante en France, se positionnant comme la mise à jour la plus importante depuis cinq ans. Soit 2014. Et la date évoque bien-sûr COLIBRI, l’évolution algorithmique qui offre la possibilité de comprendre les requêtes et de fournir des résultats de qualité telles que les questions posées sur le moteur de recherche. On parlait alors d’un petit pas vers l’intelligence artificielle. Bert serait-il le grand saut ?

Que permet l’algorithme ? Sur quoi joue-t-il ?

Pour l’instant, les interprétations sont encore incertaines. Quelques mois ont passé et déjà certains éléments se précisent. Tous s’accordent à dire que l’algorithme concerne essentiellement la recherche vocale, permettant à ceux qui préfèrent l’oral à l’écrit d’obtenir des résultats de recherche tout aussi concordants. Mais l’un influence l’autre. Désormais, les mots font sens entre eux pour favoriser les requêtes les plus longues, celles qui nous viennent spontanément à l’oral. Concrètement, l’algorithme ira chercher les contenus les contenus répondant le plus précisément possible à la requête, dans une logique qui n’est plus tant le positionnement d’un mot-clé principal qu’une sémantique concordante.

Est-ce une révolution ?

Ce n’est pas une révolution, mais une sacrée progression depuis COLIBRI, car BERT prend toujours en compte les mots-clés, mais aussi des mots plus neutres, les adverbes, les pronoms, ainsi que les tournures de phrases, négatives, positives, exclamatives, interrogatives. Par exemple, à la requête « Puis-je prendre certains médicaments en pharmacie ? », Google aurait auparavant pris en compte les termes médicaments et pharmacie, la question aussi depuis Colibri ; désormais, il ajoutera le mot « certains » qui sera compris dans le contexte de la phrase. Google s’appuie une nouvelle fois sur l’IA :

« Google teste ainsi une technique d’apprentissage, fondée sur un réseau neuronal pour la pré-formation au traitement du langage naturel. »

JVWEB

A qui s’adresse cette évolution ?

On suppose que BERT va affecter 10% des résultats sur les moteurs de recherche. Il n’y aura cependant pas de changement majeur à effectuer sur les contenus des sites web selon Abondance.com, à part répondre de plus en plus précisément à des requêtes.

En revanche, l’évolution est très intéressante pour les rédacteurs. Ceux aux contenus didactiques devront affiner leur cible afin d’anticiper sur leur demande et y répondre les plus exactement possible. Le « bourrage » de mots-clés dans les textes, réalisé pendant de nombreuses années par les rédacteurs SEO avait déjà été remis en cause par COLIBRI. Aujourd’hui, il se pourrait bien que ce soit un coup de poignard pour ces contenus qui pourraient être dévalorisés sur les moteurs de recherche. Fin des mots-clés insérés au début des titres ? En revanche, on peut craindre un accroissement de leur longueur dans le but de répondre aux requêtes, sans chercher à inciter à lire l’article ou d’optimiser la lecture sur mobile.

Que faire pour son contenu ?

Notre conseil : ne changez rien. Continuez à écrire avec la plus belle rigueur. Gardez en tête les règles SEO classiques et rappelez-vous que c’est Google qui doit ressembler à l’humain et non l’inverse.